Retour sur la 32e édition du Cabri d’Or en 2018

Attribution du 32ème Cabri d’or, prix littéraire 2018 de l’Académie cévenole, à Vincent Ravalec pour son livre Sainte Croix les Vaches

Le mercredi 14 novembre 2018, le jury du Cabri d’or, présidé par Marion Mazauric, a décerné le Prix littéraire 2018 de l’Académie cévenole à Vincent Ravalec pour son roman Sainte Croix les Vaches, publié aux Éditions Fayard. Sur les vingt-trois ouvrages en compétition cette année, onze finalistes avaient été retenus pour participer à la compétition finale.

Le jury a délibéré à huis clos, de 9 à 11 heures. À l’issue de cette délibération, Mme Mazauric et les membres du jury ont rejoint la salle des États de la Mairie. Le Président d’Alès Agglomération, Max Roustan et le Président de l’Académie cévenole, Robert Aguillou, ont ouvert la cérémonie en soulignant le succès grandissant du Prix auprès du public et des professionnels du livre.

Prenant ensuite la parole, Marion Mazauric, Présidente du jury, a présenté les finalistes, parlant du contenu et de l’auteur de chaque oeuvre. Elle annonça ensuite le titre de l’ouvrage couronné en donnant des précisions sur les qualités de l’oeuvre et sur le choix du jury. Elle évoque l’écriture de Vincent Ravalec en soulignant « sa façon de ne pas se prendre au sérieux dans la littérature, de raconter à la fois des histoires populaires (…) mais très profondes et pleines de sens ». L’auteur, en recevant son prix, explique le caractère « fort et mystérieux » du territoire cévenol, « très inspirant pour un écrivain (…) lié au sol, à la terre, à la roche (…) et qui peut être très romanesque »…

Le Prix du Cabri d’or s’adresse, au-delà des lisières et des démarcations, à « toutes celles et ceux qui se sont laissés émouvoir » par l’une ou l’autre des multiples réalités cévenoles. Pour chaque auteur et pour chaque éditeur, participer à la sélection du Cabri d’or, c’est pouvoir accéder à la nomination sur la liste des finalistes du Prix et peut-être atteindre la première place. Mais dans tous les cas c’est à coup sûr aller à la rencontre de nouveaux lecteurs.

Pour cette raison, nous avons confié cette année à l’Ecole Régionale du Numérique d’Alès Agglomération la création de ce site internet et d’une page Facebook dédiés au prix.

C’est un bel outil de communication que nous avons maintenant mais également une mémoire pour celles et ceux (auteurs, éditeurs, lecteurs, libraires, bibliothécaires…) qui font vivre le Prix du Cabri d’or depuis sa création en 1984 et sa renaissance en 2010.

Et comme les bonnes nouvelles aussi peuvent arriver en série, le réalisateur Dominik Moll adapte au cinéma le roman de Colin Niel, Seules les bêtes, lauréat du Cabri d’or 2017, paru aux éditions du Rouergue. Le tournage a débuté à Sète le jeudi 10 janvier et se poursuivra en Lozère sur plusieurs semaines. Le jury a donc eu une bonne intuition en récompensant ce roman qui évoque la solitude des habitants de nos contrées cévenoles en reliant le récit au continent africain.

Au moment où j’écris ces lignes j’ai aussi la satisfaction d’apprendre qu’une suite vient de paraître aux éditions Fayard pour Sainte Croix les Vaches. Le deuxième tome de l’ouvrage qui a conquis le Jury et qui a obtenu le Prix du Cabri d’or 2018 s’intitule Le retour d’Horace. L’aventure continue donc pour le Prix de l’Académie cévenole.

Pascal Martinez
Président de la commission d’organisation du Cabri d’or

Les 11 ouvrages finalistes pour 2018 ont été dévoilés !

Ce mercredi 12 septembre, le jury du Cabri d’Or s’est réuni afin de sélectionner les 11 ouvrages finalistes (sur les 23 ouvrages sélectionnés) pour concourir au 32e prix littéraire du Cabri d’Or.

Ces ouvrages ont été dévoilés lors d’une conférence de presse ce même jour en mairie d’Alès, en présence du Président d’Alès Agglomération, du Président de l’Académie Cévenole, de la Président du Cabri d’Or et du Président du jury :

« Les souffleurs de verre », de Mireille Pluchard
« Toutes blessent, la dernière tue », de Karine Giebel
« La bête qui mangeait le monde », d’Antoine Nochy
« Du feu de Dieu », de Daniel Hébrard
« Une incroyable prédiction », de Françoise Dussault
« Sainte Croix Les Vaches », de Vincent Ravalec
« Simple mortelle », de Lilian Bathelot
« Encore vivant », de Pierre Souchon
« Le petit camisard », d’Alain Bellet
« Mourir pour les houillères », de Bernard Collonges
« La lumière de la garrigue », de Jean Pey

Le lauréat du prix sera désigné le 14 novembre 2018…

Retour sur le 31e prix du Cabri d’Or en 2017

Le vendredi 10 novembre 2017, le jury du Cabri d’or, présidé par Marion Mazauric, a décerné le prix littéraire 2017 de l’Académie cévenole, à Colin Niel pour son roman « Seules les bêtes », publié aux Éditions Le Rouergue.
Sur les vingt ouvrages sélectionnés cette année, dix avaient été retenus pour participer à la compétition finale.
Comme le veut la tradition du Cabri d’or, le jury a délibéré à huis clos, de 9 à 11 heures. À l’issue de cette délibération, Mme Mazauric et les membres du Jury ont rejoint la salle des États de la Mairie d’Alès où les attendait un public composé de personnalités cévenoles, d’élus, de journalistes, d’académiciens, d’écrivains, de professionnels du livre (éditeurs et libraires) et de lecteurs.

Conformément au protocole, Le Président d’Alès Agglomération, Max Roustan a ouvert la cérémonie en soulignant son attachement à la traditionnelle remise du Prix littéraire de l’Académie cévenole. Le Président de l’Académie cévenole, Pierre Andréani, a remercié la Communauté d’Alès Agglomération pour le versement de la subvention correspondant au montant du prix remis au lauréat ; ses remerciements allèrent aussi à la Ville d’Alès et à la librairie Sauramps en Cévennes pour leurs soutiens à l’Académie, à la Présidente et aux membres du jury et à la commission d’organisation du prix.
Le succès de ce prix littéraire sur l’agglomération d’Alès, sa notoriété sur un plan régional et la participation d’éditeurs nationaux grandissent chaque année. En 2017 ce n’est pas moins de seize Maisons d’éditions qui ont présenté des ouvrages.
Prenant ensuite la parole, la Présidente du jury se félicita des candidatures de 2017 : « le Cabri d’or rencontre un mouvement de fond qui témoigne du regain d’intérêt pour une littérature liée aux origines, une littérature patrimoniale mais assez noire qui relate une réalité souvent très âpre ». Elle présenta les finalistes, parlant du contenu et de l’auteur de chaque œuvre. Elle annonça ensuite le titre de l’ouvrage couronné en donnant des précisions sur les qualités de l’œuvre et sur le choix du Jury.
Colin Niel, n’étant pas présent pour recevoir son prix en raison d’un séjour en Guyane pour l’écriture d’un nouveau roman, c’est son éditrice Nathalie Démoulin (Editions du Rouergue) qui a reçu le prix. L’auteur est revenu le 23 février 2018 dans la capitale des Cévennes pour rencontrer ses lecteurs. Il explique avoir passé plusieurs semaines sur le Causse Méjean. Il observe « une vraie fracture en France entre le rural et l’urbain (…) on a parfois du mal à se comprendre (…) à comprendre les difficultés du monde paysan ». Seules les bêtes est un polar,  » une histoire rude qui parle d’amour et de solitude », confie son éditrice.
Ce roman à également reçu le prix Polar en série et le prix Landerneau Polar, il devrait en outre faire l’objet d’une adaptation au cinéma. Il porte désormais les couleurs du cabri d’or.
Le prix du Cabri d’or s’inscrit dans un double mouvement, faire connaître un auteur et son œuvre au public cévenol et valoriser notre territoire en instaurant un dialogue avec la création littéraire contemporaine. Le territoire cévenol figure au cœur des œuvres littéraires présentées au cabri d’or ; comme sujet (étude didactique), comme récit (prose, drame…forme esthétique ayant pour objet le fait cévenol) et même parfois comme personnage (lorsque le territoire agit au même titre que les autres éléments de l’histoire). C’est cette dernière fonction qui est certainement la plus difficile à atteindre. Elle a connu son âge d’or avec des auteurs comme Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière, elle reprend aujourd’hui des couleurs avec de jeunes créateurs comme Anne Bourrel (prix 2016) et Colin Niel (prix 2017), issus de Maisons d’éditions exigeantes (Manufacture des livres et Rouergue).

Le prix littéraire de l’Académie cévenole est maintenant un événement littéraire qui a su trouver sa place dans les animations culturelles du territoire alésien. Certainement en raison de la place qu’il accorde dans son organisation aux acteurs locaux, notamment cette année avec la Médiathèque Alphonse Daudet d’Alès qui participera au jury 2018. Ce mouvement d’ouverture et de partenariat sera poursuivi dans les années à venir par la commission d’organisation du prix.

Pascal Martinez
Président de la commission d’organisation du Cabri d’or

Découvrez les ouvrages en compétition en 2017

Le choix de Diane, de Mireille Pluchard, Éditions des Presses de la Cité, Paris. Le goût du soleil, de Christian Laborie, Éditions des Presses de la Cité, Paris.
Seules les bêtes, de Colin Niel, Éditions Le Rouergue, Paris.
La Baraque du cheval noir, de André Gardies, Éditions La Différence, Paris.
Trois saisons d’orage, de Cécile Coulon, Éditions Viviane HAMY, Paris.
Sous la neige nos pas, de Laurence Biberfeld, Éditions La Manufacture de livres, Paris.
Les cicatrices amères, de Marie Pialot, Éditions de l’Enclave, La Grande-Motte.
Le bonheur de Lucia, de René Barral, Éditions De Borée, Riom.
L’ombre de la garrigue, de Alain Delage, Éditions De Borée, Riom.
Les roses blanches, de Gil Jouanard, Éditions Phebus, Paris.
La promesse, de Emmanuel Schor, Éditions Prête moi ta plume, Cruviers-Lascours.
Aujourd’hui, Jacob n’écrit plus, de Pierre Morvilliers, Éditions L’Harmattan, Paris.
Emma la fille des Cévennes, de Claude Brahic, Éditions TDO, Pollestres.
Je vous aiderai à survivre, de Florentine d’Alensac, Éditions Nombre 7, Nîmes.
Le rocher du diable, de René Domergue, Éditions de la Fenestrelle, Nîmes.
Les parchemins de Clara d’Anduze, de Céline de Lavenere Lussan, Éditions de la Fenestrelle, Nîmes.
Sur les traces de Vivens en juillet 1702, de Jean Deleuze, Éditions de la Fenestrelle, Nîmes.
Là bas chantent les cigales, de Georges Vaucher, Éditions La Palanquée, Villeurbanne.
Cévennes Lumières, de Thierry Vezon et Patrick Cabanel, Éditions Alcide, Nîmes.
Je t’écris du Gévaudan, ma Lozère, de André Gardies et Jacques Mauduy, Éditions Alcide.